L’importance des rituels

Les rituels ont-ils disparu de nos vies ? La mondialisation a-t-elle effacé ces pratiques ? Comment pratiquons-nous des rituels au XXIème siècle ? On pourrait penser que la mondialisation et l’individualisation de nos sociétés ont effacé toute forme de rituels. Il semble qu’il en soit autrement !
Pourquoi des rituels ?

Nous savons que les rituels ont différentes fonctions. Ils permettent de créer et de maintenir des liens entre les individus. Ils permettent également d’installer et de conserver l’ordre social. Les rituels constituent ainsi des manières de réguler les conflits, ils sont nécessaires dans les moments de crise. En effet, les rituels sont une activité de sens. Ils nous offrent la possibilité de donner sens un changement ou de l’instaurer.

Les rituels thérapeutiques

Il existe de très nombreux rituels thérapeutiques. Ceux-ci sont plus ou moins anciens et appartiennent à des civilisations ancestrales ou à des cultures plus modernes. Ainsi, je ne pourrais vous expliquer précisément les tenants et les aboutissants de chaque rituel thérapeutique. Je vous proposerai d’étudier toutefois deux exemples de rituels thérapeutiques : le N’Doep (Sénégal) et le Temazcal (Mexique).

Expatriation et santé mentale

Les problématiques de santé mentale des personnes expatriées sont connues et reconnues depuis de nombreuses années. Mais il existe relativement peu de littérature scientifique à ce propos. Au temps des réseaux sociaux, l’expatriation semble faire rêver de plus en plus. Les photos de paysages sont cependant plus nombreuses que des témoignages sur la santé mentale. L’expatriation est pourtant un événement pouvant déstabiliser une famille entière. Ainsi, il est intéressant de mieux comprendre le lien entre expatriation et santé mentale.

La courbe en U

C’est quoi la courbe en U ? Comment ce concept nous permet-il e mieux comprendre notre vécu d’expatrié.e ? Nombreuses sont les personnes expatriées qui expriment cette impression de désillusion. Souvent vécue après plusieurs mois d’expatriation, elle est souvent source de difficultés et d’émotions négatives. Ian McCormick et Tony Chapman ont élaboré un modèle de compréhension de ce phénomène.

Le sens de votre expatriation

L’expatriation peut se révéler être un véritable défi identitaire. Les expatrié.e.s que je rencontre en thérapie me font part de leurs difficultés à articuler leur réalité actuelle à leur projet d’expatriation. Le plus souvent, on s’expatrie avec une direction, voire un projet. Toutefois, l’avenir n’est jamais aussi prévisible qu’il n’y paraît. Les déceptions peuvent alors naître de cette inadéquation entre la réalité et le fantasme.

Migration et santé mentale

La migration en elle-même n’est pas un facteur pathogène. Autrement dit, elle n’est pas la cause directe de psychopathologies. Pour autant, on considère qu’elle est un facteur de vulnérabilité. En tant que déstabilisation de l’environnement de la personne, elle peut la fragiliser. Quel est le lien entre migration et santé mentale ?

Expatriation

Qu’est-ce que l’expatriation ? Quelle est la différence entre migration et expatriation ? Il semblerait que l’expatriation soit un type particulier de migration. Toutefois, la question est épineuse ! Tentons d’y voir plus clair. L’expatrié.e c’est celui/celle qui est « hors » de sa « patrie ». D’abord attribué aux exilé.e.s, l’expatrié.e est devenu au temps des colonisations la personne qui choisit de quitter son pays.

Migration

La migration, d’un point de vue basique, c’est le mouvement d’un être humain ou d’un groupe d’un point A à un point B. Plus précisément et ce qui la différencie du voyage, c’est le déplacement du lieu de vie de cet ou ces individus. On parle d’émigration pour désigner le départ d’un pays. Et d’immigration qui désigne l’arrivée dans un autre. […]

Attribution (causale)

L’attribution en psychologie est un processus qui permet aux individus de relier un événement à une cause. Cet événement peut-être régulier ou inhabituel. Il peut concerner une situation propre à l’environnement ou un comportement d’autrui ou de soi-même. Ce processus est donc une forme de démarche de recherche des causes de ce que le sujet vit. C’est également une forme de jugement. En effet, l’attribution d’une cause dépend de la psychologie du sujet et notamment de ses représentations.